mardi, mai 11, 2021

L’Arabie saoudite décide d’accorder son soutien militaire et financier à Khalifa Haftar, pour éliminer la présence turque en Libye

Courrier arabe

Des sources ont affirmé que l’Arabie saoudite se préparait à intervenir en Libye pour combattre les Turcs, en envoyant d’importantes subventions financières et militaires, pour appuyer le général à la retraite «Khalifa Haftar», et ce, à travers des agents des Émirats arabes unis (EAU).

Selon le site informationnel «al-Araby al-Jadeed», les sources, de la région du Golfe et de l’Egypte, ont expliqué que le prince héritier saoudien, «Mohamed ben Salmane», avait promis d’envoyer, au plus vite possible, du soutien militaire à «Khalifa Haftar», pour soutenir sa position sur terrain.

Entraver l’avancée turque  

Elles expliquent que «bien que l’Europe avait clairement signalé à Haftar que Tripoli était une ligne rouge, «Riyad, Abu Dhabi et le Caire insistent à compliquer la situation, notamment après que la Turquie s’est imposée sur la scène libyenne. Chose que refuse fortement ces trois pays, ennemis d’Ankara», avaient-elles noté.

Un règlement de compte personnel

Le site poursuit, selon une haute source de la région du Golfe: «Le conflit entre Riyad et Ankara est désormais personnel, spécialement après l’assassinat du journaliste saoudien «Jamal Khashoggi», dans l’ambassade de son pays à Istanbul, et le fait qu’Ankara ait rejeté les médiations pour clore l’affaire, qui touche personnellement le prince héritier saoudien».

La source explique que le royaume saoudien ne s’était pas impliqué dans la crise libyenne, laissant le champ à ses alliés émiratis et égyptiens, «sauf qu’avec la forte présence de la Turquie dans la crise, et l’implication personnelle du président turc, Recep Tayyip Erdogan, ben Salmane s’est vu obligé d’entrer en force sur la scène, pour l’éliminer et l’obliger indirectement à abandonner le dossier libyen», avait noté la source.

Des agents émiratis pour conclure les affaires  

Le site continue en soulignant que la source avait indiqué: «À travers des agents des EAU, ben Salmane a signé des contrats d’armes avec des pays de l’Europe de l’est», indiquant que le prince saoudien avait promis de livrer rapidement, à Haftar, une importante quantité d’armes, pour que ce dernier équipe ses milices armées.

Il affirme que les trois pays, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les EAU avaient pu convaincre des parties européennes, leur expliquant de diverses façons, leur opposition à l’implication turque dans le dossier libyen, «en liant la stabilité de la région avec le retrait de la Turquie, ou au moins sa non-implication» avait-il souligné.

Crise pétrolière pour mettre la pression

Le site ajouta également, selon ses sources, que la récente décision, de fermeture les ports pétroliers et la suspension de la production pétrolière, par les milices de Haftar, avaient été entreprise avec une coordination des trois pays.

Les sources affirmèrent que l’Arabie saoudite en était le premier responsable, soulignant que Riyad voulait provoquer une crise dans le marché mondial, afin de déclencher des pressions internationales, qui lui permettront de remettre la balle dans son terrain.

Rappelons toutefois que des dizaines de rapports avaient précédemment affirmé, par des preuves, l’implication des EAU et de l’Égypte aux côtés de Khalifa Haftar.

Et bien que plusieurs parties aient demandé que ces pays soient jugés pour avoir violé la loi d’interdiction d’armes imposée au pays par l’ONU, depuis 2011, l’implication de Riyad, prouve, selon des observateurs, que les alliés de Haftar ne se soucient pas des sanctions internationales, «probablement car ils jouissent de la protection de l’administration du président américain «Donald Trump»», déplorent-ils.

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