dimanche, avril 11, 2021

La Tunisie reçoit l’émir du Qatar et s’attend à des collaborations politiques et économiques  

Courrier arabe

Après la Jordanie, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a été reçu, hier, en Tunisie par le président tunisien Kaïs Saïed. Accompagné d’un haut comité, cette visite vient renforcer les relations entre les deux pays à plusieurs niveaux.

Les deux chefs d’État s’étaient entretenus à huis clos, puis avaient tenu des discussions étendues avec la participation des comités des deux pays.

Un communiqué, diffusé plus tard, par le ministère tunisien a déclaré que «les discussions avaient évoqué les relations bilatérales, et les affaires à intérêts communs, au niveau arabe et internationale.»

Le comité qatari comprenait de hauts responsables, tel le ministre des Affaires étrangères et le ministre des Finances ainsi que plusieurs hommes d’affaires qataris.

Un signe de bonnes relations  

Pour les analystes, cette visite vient renforcer les bonnes relations qui lient le Qatar et le peuple tunisien. «Le Qatar a  soutenu les Tunisiens à l’époque de le révolution de 2011», affirment-ils.

Pour eux, «la confiance et la stabilité des relations politiques permettent l’extension des collaborations sur les niveaux économiques et financiers».

Renforcer le rôle diplomatique arabe

«À l’ombre de la quasi absence du rôle de la Ligue des États arabe, les relations bilatérales permettent de cristalliser une position arabe unifiée», soulignent les analystes tunisiens, concernant les attentes espérées par cette visite.

Ils expliquent que les deux pays partagent la même vision concernant le dossier libyen, ils soutiennent le GNA dirigé par Fayez al-Sarraj et défendent sa légitimité et son autorité.

Ils notent aussi que Doha et Tunis insistent au niveau du dossier palestinien sur le droit des Palestiniens à décider de leur sort, et s’attachent à ce que la résolution de la question palestinienne se fasse selon les lois internationales, spécialement celles concernant l’instauration d’État palestinien, selon les frontières de 1967.

Ainsi, il importe de noter que les spécialistes et les observateurs s’attendent au renforcement des relations entre Doha et Tunis, aussi bien au niveau diplomatique qu’économique, dans un temps où l’économie tunisienne est menacée par l’effondrement.

À l’époque de la crise du Golfe, la Tunisie a su garder de bonnes relations avec Doha, s’attachant au pays qui l’a le plus soutenu, dans les périodes délicates de son histoire, qu’elles soient politiques ou économiques.

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