Les Émirats Arabes Unis (EAU) ont admis qu’ils apportaient leur appui aux milices du géneral à la retraite Khalifa Haftar dans leur offensive contre la capitale libyenne Tripoli.

Abou Dhabi se justifie en qualifiant de  » terroriste  » le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale. Le chef de la diplomatie émirati Anwar Qarqach a déclaré dans un tweet ce jeudi: « la priorité en Libye est de faire face au terrorisme et à l’intégrisme et de soutenir la stabilité après une crise qui a longtemps duré ». Il a ajouté: « Des factions extrémistes maintiennent leur contrôle sur la capitale et empêchent la recherche d’une solution politique ».

Les EAU, il faut le rappeler, ont pourtant parrainé des négociations entre les deux belligérants avant l’offensive lancée par Haftar le 4 avril dernier contre Tripoli.

Le tweet par lequel le ministre des affaires étrangères émirati reconnaît pour la première fois le soutien de son pays à Haftar ne fait que confirmer ce que les observateurs ont indiqué et qu’un rapport de l’ONU datant de 2017 avait déjà établi.

Selon ce rapport, l’aide militaire émirati direct à Haftar comprenait la fourniture d’avions et de véhicules militaires ainsi que la construction d’une base aérienne dans la région de Benghazi.

Selon des rapports de médias occidentaux, l’aide apportée par les EAU et l’Égypte à Haftar vise à instaurer une « dictature militaire » sur le modèle du général égyptien Al-Sissi.

Au plan politique, cette offensive de Haftar a entravé l’initiative de l’ONU visant à préparer le terrain à des élections législatives et présidentielles.

Au plan humanitaire, et d’après les derniers chiffres fournis par l’ONU, l’attaque de Haftar contre la capitale Tripoli depuis trois semaines a entraîné la mort de 376 personnes dont 23 civils. On compte aussi 1822 blessés dont 79 civils. Il faut ajouter à cela les 45 mille habitants qui ont été contraints de quitter leurs foyers.

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