Un rapport réalisé par «l’équipe des experts de le comité de sanctions internationales concernant la Libye» a révélé que des pays membres aux Nations unies (ONU) avaient violé la loi d’interdiction d’armes imposée en Libye, citant les Émirats arabes unis (EAU), le Soudan, la Turquie et la Jordanie.

Selon le rapport, le Soudan et le général «Mohamed Hamdane Hemeti» n’ont pas respecté les sanctions onusiennes, qui interdisent la fourniture de soutien militaire à quelconque partie du conflit libyen, notant que «mille soldats soudanais des Forces de soutien rapide (RSF) avaient été envoyés vers l’est libyen en juillet dernier».

Il prouva que ««Hemeti» avait envoyé les troupes soudanaises dans le but de protéger «Benghazi», et permettre au général libyen à la retraite «Khalifa Haftar» d’attaquer Tripoli», et rapporta selon plusieurs sources, que les RSF se sont centrés plu tard à «al-Jafra» au sud du pays.

L’implication des Soudanais, des Émiratis, des Turques, et des Jordaniens  

Au sujet de l’implication étrangère, le rapport onusien avait signalé que «l’envoi des troupes soudanaises en Libye, se présentait dans le cadre d’une convention, signée entre le Conseil transitionnel soudanais et une compagnie de relations générales canadienne, dans le but est de permettre au Soudan d’acquérir un soutien financier de Haftar».

Et en signalant que des diplomates avaient mentionné le fait que la Jordanie soit accusée d’avoir entraîné les milices de Haftar, au moment où plusieurs pensent que les EAU avaient utilisé des bombardiers pour le soutenir, il indiqua que les EAU avaient violé la loi internationale, en fournissant à Khalifa Haftar un système développé de défense aérienne, ainsi que des drones, chargés de bombes et de missiles guidés, et un navire de guerre auquel des canons et des dispositifs d’attaque avaient été ajoutés.

Notant de même, que «la Turquie avait fourni des équipements militaires au Gouvernement d’union nationale libyen, allant des véhicules blindés, jusqu’aux drones».

Confirmation des accusations

Par ailleurs, le rapport confirme les accusations lancées en juillet dernier par «Ghassan Salamé», l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, qui signala à l’époque que «des avions, des véhicules blindés, ainsi que des armes lourdes et semi-légères avaient été importés en Libye, avec la complicité de gouvernements étrangers».

Dans ce contexte, l’agence France-Presse nota que les experts, qui avaient réalisé le rapport étaient mécontents du fait que «la guerre par procuration» s’enflamme de plus en plus au pays, rapportant qu’ils avaient déclaré, dans le résumé de leur étude: «Les EAU, la Jordanie et la Turquie ont fourni régulièrement des armes, et parfois, les affaires étaient flagrantes, avec peu d’effort fournis pour couvrir la source».

Suite à ces évolutions, le porte-parole des forces armées soudanaises, lors de déclarations médiatiques, lancées aujourd’hui dimanche, à travers la chaîne d’information «al-Jazeera Mubasher», a nié toute présence officielle des RSF ou des forces soudanaises sur les terres libyennes.

Alors que les autres pays n’ont toujours pas lancé de commentaires, la communauté internationale a décidé de mettre des pressions au Conseil de sécurité, l’appelant à intervenir au plus vite et à être ferme et sévère au sujet du respect de la loi internationale.

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