Des sources égyptiennes et américaines ont affirmé que l’administration américaine, en concordance avec le Caire et Abu Dhabi, avait joué un rôle indirect, influençant la position du général libyen à la retraite, «Khalifa Haftar», le poussant à refuser de signer l’accord du cessez-le-feu à Moscou.

Les sources ont indiqué: «Les dirigeants de l’Égypte et des Émirats arabes unis (EAU) avaient convaincu l’administration américaine, pour que cette dernière intervienne et entrave la conclusion de l’accord», expliquant que des détails et des clauses non annoncés étaient à l’origine de leur intervention.

Elles ont noté qu’«un haut responsable émirati avait contacté Haftar, la nuit de lundi dernier, insistant à ce qu’il ne signe pas l’accord, et lui soulignant que tout se passait avec la bénédiction de l’administration américaine et du président américain, «Donald Trump», dans le but de barrer la route à l’extension russe».

Les clauses secrètes de l’accord de Moscou

Selon les sources, «l’unes des clauses secrètes, que Haftar avait révélée à ses alliés du Golfe, imposait l’installation d’une immense base militaire russe, au sud libyen». Elles soulignent que ceci permettrait à la Russie de jouer un rôle principal, dans la région, diminuant l’influence des Américains.

Et continuent leurs explications, en indiquant que les clauses secrètes avaient unifié les États-Unis et les pays du Golfe, «vue que ces derniers refusent d’accorder un rôle aux Turques, dans la région, et que Washington refuse de la laisser tomber entre les mains de Moscou».

Qu’en est-il de la conférence de Berlin ?

Et au sujet de la conférence de Berlin, prévue dimanche prochain, les sources ont estimé qu’il n’y avait aucune possibilité pour parvenir à résoudre la crise libyenne, prévoyant plus de complications dans les jours à venir.

«La solution maximale, qui puisse actuellement convenir à la situation libyenne, c’est de parvenir à maintenir l’application du cessez-le-feu, sous une surveillance internationale, et en remettant les choses comme elles étaient avant le lancement de l’offensive du 4 avril», avaient noté les sources.

Toutefois, elles notent qu’après que Haftar avait refusé de signer l’accord, la Turquie avait commencé à appliquer son plan, et à assurer qu’«elle n’avait pas l’intention de quitter les terres libyennes et que sa présence n’était pas une occupation».

Ankara nomma «Khalil Swissal» comme chef de ses troupes déployées en Libye. Ce même général était le chef des troupes turques lors de l’opération «Source de la Paix», lancée récemment dans le nord de la Syrie.

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