mardi, janvier 25, 2022

Tunisie : Les députés privés de couverture sociale appellent à l’aide  

Courrier arabe

Les députés tunisiens, continuent à lancer des appels, dénonçant le fait «qu’ils soient privés de couverture sociale, depuis que le parlement ait été gelé», et portant le président du pays, pour responsable «de leur souffrance».

Près de 100 députés tunisiens vivent sans salaires et sans revenu, depuis 4 mois, dans un temps où la loi du pays leur interdit de travailler dans un autre secteur gouvernemental ou administratif.

Du point de vu de la loi, «les députés n’ont pas démissionné officiellement», alors leur situation reste floue, et la Caisse de sécurité sociale n’arrive pas à identifier leur statut professionnel pour les prendre en charge.

Dès lors, les hôpitaux refusent de les traiter et plusieurs institutions gouvernementales leur ont demandé «de définir leur statut professionnel, afin de pouvoir bénéficier de la couverture sociale».

Appels à l’aide

Nombreux ont lancé des appels, demandant l’intervention des ONG humanitaires, après que deux députées ont été privées de leur dose de chimiothérapie.

De son côté, le député de Qalb Tounes, Jedidi Sboui, a envoyé une lettre à la communauté civile nationale et internationale, demandant leur intervention «pour résoudre la situation des députés».

Il avait porté le président Kaïs Saïed pour responsable de son état de santé, après que l’hôpital a refusé de l’opérer.

«J’ai été privé d’une opération après avoir passé 8 mois à l’attendre, et je suis surpris d’être privé de couverture sociale, après 15 ans de travail», avait-il dénoncé.

Il demanda «aux parties gouvernementales de renoncer à cette décision inhumaine», et appela les activistes à intervenir «pour imposer des pressions et mettre fin à l’injustice dont lui et ses camarades sont victimes».

Il est à rappeler que la semaine dernière, la femme du député d’Ennahdha, Afifa Imad Khmiri, est décédée car elle n’avait pas pu se faire opérer, car son mari n’avait pas de couverture sociale.

La nouvelle avait déclenché une vague de colère au sein de la classe politique au pays, qui dénonça «l’injustice des mesures entreprises par le président».

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