Vendredi, le ministre turc de l’Intérieur «Suleyman Soylu» a annoncé que son pays avait l’intention de placer le palestinien «Mohammed Dahlan», le chef destitué du mouvement du «Fatah», sur la liste rouge des personnes recherchées, attribuant une lourde récompense accordée à toute personne qui le dénonce.

Lors de propos rapportés par le journal turc «Hurriyet Daily News», le ministre «Suleyman Soylu» accusa Dahlan d’implication au coup d’état déjoué en Turquie en 2016.

Il signala que Dahlan était le propriétaire de la chaîne égyptienne qui s’était entretenue avec «Fethullah Gulen», le politicien qui avait attaqué le président «Recep Tayyip Erdogan» et gratifié le président égyptien «Abdel Fatah al-Sissi».

 Le ministre turc indiqua que le nom de «Mohammed Dahlan» sera inclus dans la liste rouge des terroristes recherchés, et signala qu’une récompense de 4 millions de livres sera attribuée à toute personne qui le dénoncera.

Le tueur à gage  

De son côté, le quotidien turc «Hurriyet Daily News» a noté que Dahlan était connu dans la région du Moyen-Orient comme étant «un tueur à gage», signalant qu’il était «impliqué dans le meurtre de l’ancien président palestinien «Yasser Arafat», dans le coup d’état mené en Égypte, dans le blocus imposé au Qatar et la guerre sanguinaire au Yémen».

Il signala également qu’il avait financé le coup d’état déjoué en Turquie, et qu’il était lié de près au meurtre du journaliste saoudien «Jamal Khashoggi».

Précédemment, le ministre turc des Affaires étrangères «Mevlut Cavusoglu» avait attaqué les Émirats arabes unis (EAU) et Dahlan, déclarant qu’«un terroriste nommé Mohammed Dahlan s’est réfugié aux EAU car il est agent au profit d’Israël».

Ainsi, il importe de noter, que la sécurité turque avait intercepté, en avril dernier, deux Palestiniens en relation avec Dahlan, affirmant à travers les enquêtes, «que les deux individus avaient été envoyés à Istanbul et chargés d’espionner plusieurs personnalités arabes et étrangères, au profit des EAU et de l’Arabie saoudite».

Une autre affaire qui alourdi, à son tour, le registre du redoutable personnage chassé en 2011 par Mahmoud Abbas, et l’un des principaux acteurs de la politique du Moyen-Orient, notamment depuis sa désignation comme conseiller du prince héritier émirati «Mohamed ben Zayed».

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